« Quelque chose d’indéfinissable dans le visage de l’homme mettait Petronius mal à l’aise. Sa figure aux traits fins lui paraissaient trop ronde, trop lisse, trop régulière. Même l’odeur qu’il exhalait était troublante. Sans pouvoir en expliquer la raison, le jeune peintre avait l’étrange sentiment qu’il ne pouvait pas se fier à ses yeux. »
Peter Dempf, Le mystère Jérôme Bosch, le cherche midi, 2017, p. 75.
Auteur : Ô grimoire !
Quelques minutes après minuit
« On n’écrit pas sa vie avec des mots. On l’écrit avec des actes. Ce que tu penses n’est pas important. C’est ce que tu fais qui compte. »
Patrick Ness, Quelques minutes après minuit, Folio Junior, 2016, p. 184.
Aquamarine
« Le lendemain matin, ma stratégie est arrêtée : il faut que je me rende encore plus invisible que précédemment. Je vais devenir si transparente que les autres oublieront jusqu’à ma présence. Il ne pourra alors plus rien m’arriver de fâcheux.
Je poursuis cet objectif depuis que j’habite à Seahaven. Je ne parviens pas à concevoir d’autre tactique. »
Andreas Eschbach, Aquamarine, L’Atalante, 2017, p. 28.
Shi T.2 – Le roi démon
« « Qui de la trahison a fait sa maison, par traîtrise mourra ». Ma mère – une femme de principes – avait coutume de dire cela. »
Zidrou, José Homs, Shi T.2 – Le roi démon, Dargaud Éditeurs, 2017, p.41.
Temps
Le temps… les temps morts, le temps perdu, le temps des cerises, le temps qu’il fait, le temps qui passe, le beau ou le mauvais temps… finalement, il est probable qu’il soit juste impossible de trouver un livre, un poème, qui ne soit pas consacré au temps. C’est pourquoi nous allons restreindre à certaines de ses acceptions la notion de temps, pour nous concentrer sur la dimension temporelle. Lire la suite « Temps »
Le grand pouvoir du Chninkel
« J’ai la charge d’une infinité d’autres mondes et des milliards de milliards d’êtres que j’ai créés… Crois-tu que j’ai le temps de chercher quelqu’un d’autre sur celui-ci ? Ce sera donc toi, J’on. »
Jean Van Hamme et Grzegorz Rosinski, Le grand pouvoir du Chninkel, Casterman, 1988, p. 20.
L’étranger
« La gâchette a cédé, j’ai touché le ventre poli de la crosse et c’est là, dans le bruit à la fois sec et assourdissant, que tout a commencé. J’ai secoué la sueur et le soleil. J’ai compris que j’avais détruit l’équilibre du jour, le silence exceptionnel d’une plage où j’avais été heureux. Alors j’ai tiré encore quatre fois sur un corps inerte où les balles s’enfonçaient sans qu’il y parût. Et c’était comme quatre coups brefs que je frappais sur la porte du malheur. »
Albert Camus, L’étranger, Folio, p. 93.
Labyrinthe
Le labyrinthe pose deux problèmes à ceux qui y sont confrontés, deux difficultés opposées, mais intimement liées : quand il s’agit d’y entrer, il est compliqué d’en trouver le centre ; et, lorsqu’il s’agit d’en sortir, il n’est pas aisé d’accéder à une issue. Lire la suite « Labyrinthe »
Les tilleuls de Berlin
« Le tilleul est le poète du crépuscule, il a choisi un papillon de nuit, le sphinx, pour porter le message de ses amours.
Le soleil se couchait, un prodigieux rut végétal était sur le point d’exploser. Au creux des corolles gorgées de nectar, les étamines se raidissaient, annonçant l’éternel retour de la vie. »
Jean Octeau, Les tilleuls de Berlin, Le Livre de Poche, 2017, p. 99.
Les mots entre mes mains
« Les changements en moi ? Sans vous, je ne suis que la moitié de moi-même. »
Guinevere Glasfurd, Les mots entre mes mains, Préludes Éditions, 2016, p. 203.
