« Je suis resté avec les huguenots parce que je préfère être avec les vaincus. On y est moins gêné par la foule. […] De toute façon, la victoire n’a aucune importance. Ce qui compte, c’est la guerre. La guerre, c’est la vie ! La guerre accouche les vrais hommes. Vous ne pouvez pas comprendre ça, vous… vous, les prudents, les modérés, qui réfléchissez avant d’agir et estimez que vos ennemis n’ont pas tort. »
Bernard Bonnelle, Les serviteurs inutiles, Éditions de la Table Ronde, 2016, p. 114-115.
Catégorie : Historiques
Les liaisons dangereuses Préliminaires – T.1
« Si on sait regarder vraiment, en se concentrant, on peut voir la vraie personnalité derrière le visage qu’affichent les gens. Car la vérité, c’est que derrière chaque homme, derrière chaque femme, se cache un animal. Personne ne le voit parce que nous portons tous un masque d’humain. »
Stéphane Betbeder, Djief, Les liaisons dangereuses Préliminaires – T. 1, Éditions Glénat, 2017, p. 11.
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Le poignard et le poison
« Le vicomte Aldric était étendu sur les deux dernières marches du petit escalier de pierre qui se trouvait à la porte Nord. Un serviteur approcha une torche du visage qui apparut boursouflé, marqué de taches verdâtres et jaunâtres. La langue, noire et gonflée, sortait de la bouche entre des lèvres tuméfiées. »
Marc Paillet, Le poignard et le poison, Éditions 10/18, 1995, p. 46.
La princesse de Bakounine
« Au loin se détachent les cimes pointues et dépouillées de l’Epomeo, du mont Rotaro, de l’aiguille de Saint-Nicolas tandis que sur la droite s’ouvre la vallée, jalonnée de maisons entre les vignes et les oliveraies qui descendent vers Lacco Ameno. Par une nuit claire et étoilée, on aperçoit la petite plage, le ressac blanc des vagues et, au milieu de l’eau, « Il Fungo », cet étrange bloc de tuf vert érodé par la mer qui, au fil des siècles, lui a donné une forme de champignon. »
Lorenza Foschini, La princesse de Bakounine, Éditions de la Table Ronde, 2017, p. 88.
Fouché – T.1 Le révolutionnaire
« Les anglais sont à Dunkerque, les autrichiens à Maubeuge, les prussiens en Alsace, les espagnols dans le Roussillon… Les chouans ont traversé la Loire, Toulon s’est donnée aux anglais… La liberté partout est assiégée ! La liberté, c’est tout ce qui reste au peuple ! Et l’expression de la liberté… est celle du tonnerre. »
Nicolas Juncker, Patrick Mallet, Fouché – T. 1, Les Arènes BD, 2017, p. 25.
Le mystère Jérôme Bosch
« Quelque chose d’indéfinissable dans le visage de l’homme mettait Petronius mal à l’aise. Sa figure aux traits fins lui paraissaient trop ronde, trop lisse, trop régulière. Même l’odeur qu’il exhalait était troublante. Sans pouvoir en expliquer la raison, le jeune peintre avait l’étrange sentiment qu’il ne pouvait pas se fier à ses yeux. »
Peter Dempf, Le mystère Jérôme Bosch, le cherche midi, 2017, p. 75.
Les tilleuls de Berlin
« Le tilleul est le poète du crépuscule, il a choisi un papillon de nuit, le sphinx, pour porter le message de ses amours.
Le soleil se couchait, un prodigieux rut végétal était sur le point d’exploser. Au creux des corolles gorgées de nectar, les étamines se raidissaient, annonçant l’éternel retour de la vie. »
Jean Octeau, Les tilleuls de Berlin, Le Livre de Poche, 2017, p. 99.
Les mots entre mes mains
« Les changements en moi ? Sans vous, je ne suis que la moitié de moi-même. »
Guinevere Glasfurd, Les mots entre mes mains, Préludes Éditions, 2016, p. 203.
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Voltaire Amoureux T.1
« Le plus grand malheur d’un homme de lettres, voyez-vous, n’est pas la jalousie de ses confrères, ou le mépris des puissants de ce monde… mais d’être jugé par des sots. »
Clément Oubrerie, Voltaire Amoureux T.1, Les Arènes BD, 2017, p.28.
La jeunesse de Staline T.2 – Koba
« Enfin j’étais élu !! Moi « Ivanovitch » comme ils me nommaient sous mon nom de code. Moi, au comité central ! J’y écrivais mes premiers éditoriaux en tant que l’un des premiers dirigeants nationaux du bolchevisme ! Je parvenais enfin à mon but ! »
Arnaud Delalande, Eric Liberge et Hubert Prolongeau, La jeunesse de Staline, T.2 Koba, Les Arènes BD, p. 54, 2017.
