Policiers, Roman, Thrillers

Confession

« Comme chez les Rousseau, tous les tiroirs avaient été ouverts, leur contenu éparpillé à travers la pièce. Une boîte à bijoux gisait à l’envers sur le sol. Une autre, en métal, qui servait peut-être de coffre-fort, était ouverte et vide à ses pieds. Deux valises, probablement prises sur l’étagère supérieure de l’unique penderie, étaient ouvertes et également vides à gauche du lit. Les tiroirs de la table de chevet étaient par terre, retournés. »

Richard Montanari, Confession, le cherche midi, 2018, p. 61.

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Drame, Roman

La fin de la solitude

« Tu as un bon coup d’oeil, Jules. Ça me ferait plaisir que tu fasses de la photo plus tard, dit mon père. Et ces mots-là non plus, je ne les ai pas oubliés. »

Benedict Wells, La fin de la solitude, Slatkine & Cie, 2017, p. 40.

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Historiques, Prix littéraires, Roman

L’ordre du jour

« On dirait que la puissance ne leur suffit pas, et qu’ils prennent un plaisir supplémentaire à forcer leurs ennemis d’accomplir, une dernière fois, en leur faveur, les rituels du pouvoir qu’ils sont en train d’abattre. »

Éric Vuillard, L’ordre du jour, Actes de Sud, 2017, p. 79.

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Drame, Roman

Frappe-toi le cœur

« C’est une phrase d’Alfred de Musset qui m’a impressionnée : « Frappe-toi le cœur, c’est là qu’est le génie. » »

Amélie Nothomb, Frappe-toi le cœur, Albin Michel, 2017, p.93.

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Policiers, Roman, Thrillers

Le dragon du Muveran

« Sur la table de communion, un cadavre était allongé, nu. Les bras étendus étaient perpendiculaires au corps. Les jambes, attachées ensemble à l’aide d’une corde. C’était l’image du Christ crucifié. Un homme. La cinquantaine probablement. Un énorme couteau était planté dans son cœur. »

Marc Voltenauer, Le dragon du Muveran, Pocket (Slatkine & Cie), 2016, p. 31.

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Historiques, Policiers, Roman

Le poignard et le poison

« Le vicomte Aldric était étendu sur les deux dernières marches du petit escalier de pierre qui se trouvait à la porte Nord. Un serviteur approcha une torche du visage qui apparut boursouflé, marqué de taches verdâtres et jaunâtres. La langue, noire et gonflée, sortait de la bouche entre des lèvres tuméfiées. »

Marc Paillet, Le poignard et le poison, Éditions 10/18, 1995, p. 46.

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Biographies & autobiographies, Drame, Prix littéraires, Roman

Bakhita

« Il y a des corps démembrés, brûlés, agonissant et gémissant dans de grandes flaques de sang. Il y a des chèvres errantes, des chiens qui pleurent et des oiseaux muets. Il y a des cases défoncées et des fourches à esclaves brisées, qui signent le passage des razzieurs. Le feu court encore de point en point. Il est la signature des négriers. »

Véronique Olmi, Bakhita, Albin Michel, 2017, p. 21.

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Drame, Historiques, Roman, Romance

Les mots entre mes mains

« Les changements en moi ? Sans vous, je ne suis que la moitié de moi-même. »

Guinevere Glasfurd, Les mots entre mes mains, Préludes Éditions, 2016, p. 203.

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Roman, Romance

La sonate oubliée

« Elle enviait ces nymphettes insouciantes et désinvoltes, les trouvait délicieusement idiotes et superficielles, ne pensant qu’aux fringues, aux chanteurs pour ados et aux conquêtes masculines.Elle aurait adoré avoir un amoureux, mais aucun soupirant ne l’invitait à sortir, personne ne la draguait et, du reste, personne ne lui plaisait. Il y avait un abîme entre elles et les jeunes qui l’entouraient. »

Christiana Moreau, La sonate oubliée, Préludes Éditions, 2017, p. 23.

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Aventures, Historiques, Roman

Cox ou la course du temps

« La correspondance, pourtant, ne tenait pas aux couleurs ou aux formes mais à son regard incomparablement expressif, à ses yeux : comment ils vous dévisageaient et comment une voile gonflée par le vent, la berge, l’étendue des champs qui les croisaient indolemment paraissaient se mirer en eux ; c’était à croire que cette femme n’aurait eu qu’à fermer les yeux pour que disparaissent toutes les images, tous les objets et créatures qu’ils reflétaient… Oui, c’était cela, ce devait avoir été cela : comme si ce regard était l’origine à laquelle renvoyait toute représentation en perspective du monde visible.« 

Christoph Ransmayr, Cox ou la course du temps, Albin Michel, 2017, p. 41.

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