« Le garçon est assez rustique, évidemment immature (cette idée de l’Australie est stupide comme un rêve d’adolescent), mais il est loin d’être bête. Et si sa menace se confirme, sa capacité de nuisance est prodigieuse. »
Pierre Lemaitre, Rosy & John, Le Livre de Poche, 2014, p.42-43.
Auteur : Ô grimoire !
Éclat(s) d’âme
« – Il fait pas du tout tapette franchement.
– Il matte du porno gay, qu’est-ce-que tu veux de plus comme preuve ? »
Yuhki Kamatani, Éclat(s) d’âme, T.1, Éditions Akata, 2018.
Le mois de… Fabien Cerutti
Sur l’excellent blog Book en Stock, Dup et Phooka proposent, depuis plusieurs années déjà, le dispositif « Le mois de… », qui consiste à consacrer un mois à un auteur, sous la forme, notamment, d’interviews collaboratives. Dans le cadre de leur partenariat avec les Éditions Mnémos, elles ont proposé voici quelques semaines à des volontaires de se joindre à elles pour le mois de Fabien Cerutti, à l’occasion de la sortie du tome 4 des aventures du Bâtard de Kosigan. Et ça commence aujourd’hui ! Lire la suite « Le mois de… Fabien Cerutti »
Djihad à Paris
« Parler de faisceaux d’indices mis bout à bout était un crime contre l’esprit du renseignement. On n’en déduisait que des suppositions, et les suppositions ne menaient qu’aux grandes catastrophes. L’intuition d’un analyste provoquait souvent plus de dégâts que l’adversaire n’envisageait d’en faire. »
Marc Bowman, Djihad à Paris, Éditions Pierre de Taillac, 2016, p. 39.
Baad
« Gulbudin hocha la tête. Il avait désormais une dette envers ce commerçant malhonnête, rapiat et vicieux. C’était toujours la même histoire : les vrais malfrats narguaient la police et il fallait leur donner quelque chose en échange des renseignements qui lui permettaient d’avancer dans ses enquêtes. Le marchand le tenait, il le savait. Un jour, il présenterait l’addition et il faudrait bien que Gulbudin lui renvoie l’ascenseurn, même si, à l’instant présent, son désir le plus cher était de lui vider son chargeur de pistolet dans le ventre. »
Cédric Bannel, Baad, Éditions Robert Laffont – Points Policier, 2016, p. 78.
Parfum
Les mots sont parfois éclairants en eux-mêmes. Ainsi, le mot « parfum », qui n’apparaît dans la langue française qu’au XVe siècle, porte pourtant en lui-même une histoire bien plus longue. Per – fume, en effet, fait directement référence à l’utilisation, très tôt, à des fumigations rituelles, religieuses ou purificatrices. La volute de fumée, d’ailleurs, possède un fort pouvoir d’évocation : on imagine bien le parfum s’élevant, tournoyant, pour atteindre et flatter les narines de l’amant – ou des dieux ! Lire la suite « Parfum »
Cygnis
« Toi et moi, nous avons perdu la capacité de croire ces récits à force de traverser le monde. On a entendu tellement d’histoires qu’elles s’accumulent et perdent de leur sens. Nous sommes trop conscients des hommes qui les ont inventées. Mais pour ceux de Méandre, pour les troglodytes qui vivent dans les cavernes de Sinna, pour tous les habitants des villages que nous avons croisés, les croyances permettent de ne pas oublier qu’il s’est produit quelque chose de terrible il y a longtemps. Chacun a gardé au fond de lui les peurs de ses ancêtres et il tente de les conjurer. »
Vincent Gessler, Cygnis, Librairie l’Atalante, 2010, p. 54.
Chanson douce
« Aujourd’hui, elle est rentrée plus tôt. […]
Elle pensait les emmener au manège. Ils iraient ensemble faire les courses pour le dîner. Mila réclamerait un jouet, Adam sucerait un quignon de pain dans sa poussette.
Adam est mort. Mila va succomber. »
Leïla Slimani, Chanson douce, Éditions Gallimard, 2016, p. 15.
L’Embaumeur ou l’odieuse confession de Victor Renard
« Le cabinet Joulia-Renard prend soin de votre tournure pour réussir l’épreuve du passage des portes du Paradis : habillage, fardage, camouflage des plaies, vos défunts sont présentés coquets et gracieux devant l’éternel. »
Isabelle Duquesnoy, L’Embaumeur ou l’odieuse confession de Victor Renard, Éditions de La Martinière, 2017, p. 397.
Lire la suite « L’Embaumeur ou l’odieuse confession de Victor Renard »
B.O.A – T. 1 Loterie funeste
« Quelques mètres de plus, Kael le sait, et le virus contenu dans le diadème se déversera dans la tête de la jeune fille. Il le sait, parce qu’il a scruté les faits et gestes de ses propriétaires et qu’il a tout étudié avant d’agir. »
Magali Laurent, B.O.A – T. 1 Loterie funeste, Les Éditions de Mortagne, 2017, p. 27.
