Historiques, Policiers, Roman noir

Metropolis

Chronique de Metropolis, de Philip Kerr.

« Ce qu’il ressortait de cet entretien de la Wilhelmstrasse, c’était que tout le monde, ou presque, au sein du gouvernement se fichait pas mal du sort de quelques prostituées alors que sévissait un meurtrier jugé beaucoup plus nocif au niveau politique. Nos dirigeants estimaient que les agissements du Dr Gnadenschuss faisaient honte à la République et que son arrestation était désormais une priorité absolue. Parallèlement, le colonel Magnus Heimannsberg, qui avait assisté lui aussi à cette réunion, chargea ses agents en uniforme de la Schupo de conseiller aux prostituées de Berlin de ne pas traîner dans les rues, sinon à leurs risques et périls. »

Philip Kerr, Metropolis, Éditions du Seuil, 2020, p. 141.

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Policiers, Roman noir

Il était une fois dans l’Est

Chronique de Il était une fois dans l’Est, d’Arpad Soltész.

« Miko regarde autour de lui, plein de confusion. Il est tout habillé. Dans un lit. Le sien. Çà c’est bien. Mieux que tout nu dans un lit étranger. Il y a beaucoup de lits au monde plus propres que le sien. Moins en vrac. Qui ne grincent pas tant. Mais celui-ci, c’est le sien. »

Arpad Soltész, Il était une fois dans l’Est, Éditions Points, 2020, p. 57.

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Drame, Psychologique, Roman noir

Disparaître ici

Chronique de Disparaître ici, de Kelsey Rae Dimberg.

« Ayant pris l’habitude de de déformer la vérité, d’inventer, d’omettre, de taire et de prétendre, je croyais savoir déjouer le mensonge. Peut-être qu’Iris avait une histoire avec Philip, qu’ils avaient couché ensemble, peut-être même plusieurs fois, mais je ne gobais pas une minute la love-story. »

Kelsey Rae Dimberg, Disparaître ici, le cherche midi, 2020, p. 119.

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Roman noir, Témoignages

Chienne

Chronique de Chienne, de Marie-Pier Lafontaine.

« Le père adore jouer. Les jeux l’excitent. Les stratagèmes élaborés lui plaisent au plus haut point. Il en a mal aux testicules. Repousser les limites de l’interdit lui demande beaucoup d’ingéniosité. Comment agresser ses enfants sans les pénétrer. »

Marie-Pier Lafontaine, Chienne, Le Nouvel Attila, 2020, p. 13.

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Policiers, Roman noir

Les effarés

Chronique de Les effarés, de Hervé Le Corre.

« À genoux, Richard pleure avec une voix de môme et avance comme un pénitent vers le corps qui ne bouge plus et il le secoue en lui ordonnant de cesser de faire le con, de se réveiller, un costaud pareil descendu par un petit mec qui lui rend vingt centimètres et trente kilos, on croirait un manager qui tente de remettre son poulain sur pieds pour la quinzième reprise, merde, merde, tu dormiras plus tard. »

Hervé le Corre, Les effarés, Éditions Points, 2020, p. 24.

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Roman noir

Le goût de la viande

Chronique de Le goût de la viande, de Gildas Guyot.

« Je n’étais ni une veuve, ni un orphelin, je ne demandais ni grâce, ni pitié, je voulais simplement qu’on me bousille. Comment ce paladin de mes deux avait-il pu se méprendre à ce point ? Pourquoi avait-il foutu ses godillots dans ce trou ? Ses pieds dans mon plat ? Il avait l’air malin maintenant de s’être mêlé de choses qui ne le regardaient pas : une jolie fleur de coquelicot au milieu du visage. Ça lui apprendra à ne pas savoir faire la différence entre une juste cause et une cause perdue. Bravo, mon salaud ! »

Gildas Guyot, Le goût de la viande, Éditions Points, 2020, p. 38.

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Aventures, Roman noir

Animal

Chronique de Animal, de Sandrine Collette.

« Ce n’est plus une partie de loisir qui commence : c’est une traque. En ligne de mire, l’ours est devenu secondaire, même pour Oscar qui a cependant demandé à le tirer, lui d’abord, quand ils l’auront retrouvé. Mais avant l’ours, il y a Lior. »

Sandrine Collette, Animal, Éditions Denoël, 2019, p. 95.

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Policiers, Roman noir

Les mains vides

Chronique de Les mains vides, de Valerio Varesi.

« – Un conseil, reprit sérieusement Gerlanda, ne jouez pas les Don Quichotte. Que vous le vouliez ou non, vous faites partie de la police et la police a toujours été du côté des puissants. Depuis quand la police change le monde ? Dites plutôt qu’elle a empêché que ça change !

Il y avait un mélange de cynisme et d’amertume dans les propos de Roger, mais ce qui blessait surtout le commissaire, c’était d’être obligé d’admettre, une fois encore, un fond de vérité à ses propos. »

Valerio Varesi, Les mains vides, Éditions Points, 2020, p. 137.

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Policiers, Roman noir, Thrillers

Haine pour haine

Chronique de Haine pour haine, d’Eva Dolan.

« Les images haute résolution sur papier brillant montraient le cadavre en gros plan. Ça n’avait déjà pas été agréable à voir sur la scène de crime, dans l’obscurité, mais les flashs faisaient ressortir tous les détails, révélant la férocité absolue de l’attaque. Les traces de semelles sur la peau hâlée de l’homme, une paupière déchirée, une éclaboussure de cervelle, la vision abominable de sa colonne vertébrale qui faisait saillie d’un côté de la nuque. »

Eva Dolan, Haine pour haine, Éditions Points, 2020, p. 185.

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Policiers, Roman noir, Thrillers

De bonnes raisons de mourir

Chronique de De bonnes raisons de mourir, de Morgan Audic.

« Peut-être avait-elle finalement compris qu’elle ne pouvait pas le réparer. Les femmes aiment croire qu’elles peuvent changer les hommes. Les rendre meilleurs. Lui était un bel exemple de mâle fracturé. La mort de son père, de sa mère, le traumatisme de l’expulsion de Tchernobyl, la guerre en Tchétchénie, il en avait tant et tant, de plaies à panser. Elle avait cru que créer un foyer stable suffirait à apaiser son mal-être. Mais lui avait besoin de se frotter au mal pour avancer. »

Morgan Audic, De bonnes raisons de mourir, Le Livre de Poche, 2020, p. 57.

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