« Et sur ce sujet, mon fils, de peur qu’on ne veuille vous imposer quelque fois par les beaux noms d’Empire romain, de César ou de successeur de ces grands empereurs, dont nous tirons nous-mêmes notre origine, je me sens obligé de vous faire remarquer combien les empereurs d’aujourd’hui sont éloignés de cette grandeur dont ils affectent les titres. »
Louis XIV, Mémoire de Louis XIV ou le Métier de roi, Éditions Tallandier, 2007, p. 92.
Un bon jour pour mourir
« Malgré la fatigue du voyage, quand nous étions arrivés à Douglas, nous avions continué sur Agua Prieta sans même prendre le temps de manger. Et nous avions avalé une demi-douzaine de margharitas chacun, sauf Sylvia qui en avait tout de même bu trois avant le dîner. Il était alors près de minuit et nous étions tous super-excités. Tim avait avalé quelques pilules et nous avions laissé un mexicain nous guider vers le bordel sans dire à Sylvia où nous allions. »
Jim Harrison, Un bon jour pour mourir, Éditions Robert Laffont, 1985, p. 78.
Silex and the city – T.3 Le néolithique c’est pas automatique
« … Alors là je dis au type : si en -50 000 avant JC, on est pas capable de se payer une « silex », c’est qu’on a raté sa vie ! »
Jul, Silex and the city – T.3 Le néolithique c’est pas automatique, Dargaud, 2016, p. 20.
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Cuisine
Depuis l’apparition de l’homme sur Terre, les façons de se nourrir ont profondément évolué. D’abord dans le choix des aliments eux-mêmes, et, naturellement, dans la façon de les préparer. Nous n’effectuons naturellement ici qu’un très bref survol d’un sujet sur lequel des milliers de pages ont été écrits… Mais si cela peut vous mettre l’eau à la bouche… Lire la suite « Cuisine »
Je suis Jeanne Hébuterne
« – Tête ovale, nez droit et épaté à la base, lèvre supérieure en forme de cœur… Un visage encore poupin… Tu ressembles à mes divas italiennes. Montre-moi tes mains ! Puissantes, grosses, des mains de fermière. Mais les mots ne suffisent pas à dire qui tu es. Les mots ne suffisent pas… »
Olivia Elkaim, Je suis Jeanne Hébuterne, Éditions Points, 2018, p. 29.
Le baiser du rasoir
« – Salutations, jeune homme.
Le Héron avait doté son gardien d’une voix incongrue pour son rôle, plus légère et amicale qu’on s’y serait attendu, vu la nature de la créature. Ses yeux de pierre me jaugèrent avec lenteur de la tête aux pieds. »
Daniel Polansky, Le baiser du rasoir, Folio SF, 2013, p. 58.
Vers la beauté
« Plusieurs fois, il lui avait dit qu’il n’aurait pas pu faire le trajet sans elle. Cela la rendait heureuse ; elle voulait être utile à cet homme. Elle voulait le suivre dans l’ombre, et elle voulait le suivre dans la lumière. »
David Foenkinos, Vers la beauté, Gallimard, 2018, p. 62.
Couleurs de l’incendie
« – À qui voulez vous nuire, madame de Péricourt ?
Tout était devenu simple. Il n’y avait plus à mentir.
– À un ancien banquier, à un député de l’Alliance démocratique et à un journaliste du Soir de Paris. »
Pierre Lemaitre, Couleurs de l’incendie, Albin Michel, 2017, p. 233.
La voix des dauphins
« Vous pourriez créer une Fondation, dotée de 30 millions de dollars par an. Les chercheurs impécunieux pourraient demander une subvention, à condition que leurs arguments soient convaincants. Organisez dix comités, composés chacun de douze savants, et donnez leur pour tâche de transmettre ces demandes. Enlevez à leurs laboratoires les savants les plus actifs et nommez-les membres de ces comités. »
Leó Szilárd, La voix des dauphins, Éditions Denoël, 1962, p. 60.
Nous rêvions juste de liberté
« J’ai fait mine de sourire, mais en vrai j’en menais pas bien large. Freddy, il me fascinait, sûr, mais je savais aussi qu’il était quand même pas mal dangereux, dans sa tête. Capable de tout. J’ai avalé ma salive, j’ai mis le foulard sur mes yeux et je l’ai noué derrière ma tête. »
Henri Loevenbruck, Nous rêvions juste de liberté, Éditions J’ai Lu, 2017, p. 40.
