« Le soleil du Nord savait attendrir les couleurs. Il ne les soûlait pas avec la brutale luminosité du sud… et cette clarté nordique tire de la mer des nuances de vert, vieillit les rouges vineux des toits et touche chaque feuille des arbres d’Amsterdam d’un pinceau différent. »
Manuel Vazquez Montalban, Hernan Migoya, Bartolomé Segui, Pepe Carvalho – Tatouage, Dargaud, 2018, p. 20.
Éclat(s) d’âme – T. 2
« – Tu as pris une décision ? Pour la maison qu’on t’a confiée ?
– Ah, euh, pas encore…
– Je te comprends. Une fois que tu auras décidé, tu ne pourras plus revenir en arrière. Lance-toi quand tu te sens prêt, d’accord ? »
Yuhki Kamatani, Éclat(s) d’âme, T. 2, Éditions Akata, 2018, p. 52.
Gagner la guerre – T. 1 Ciudalia
« C’est bien trouble tout ça. Bah ! De toute façon, au point où j’en suis… Quand on ne peut plus éteindre un incendie… on allume un contre-feu ! »
Frédéric Genêt, Jean-Philippe Jaworski, Gagner la guerre – T. 1 Ciudalia, Éditions du Lombard, 2018, p. 40.
Une histoire du sexe
« S’il existait à l’origine une dominance naturelle des mâles héritée de nos racines primates, notamment pour l’accès àla nourriture, se met maintenant en place la domination masculine qui caractérise (malheureusement) l’ensemble de l’humanité. Cette domination des mâles sur les femelles se mettra progressivement en place entre 1 million d’années et 100 000 ans, sans qu’on puisse préciser quand. »
Philippe Brenot, Laetitia Coryn, Une histoire du sexe, Éditions des Arènes, 2017, p. 20.
Trois jours et une vie
« – C’est Théo, finit-elle par dire.
Ça n’avait rien de surprenant.
– Il est jaloux, c’est tout.
– Oh non ! s’écria Émilie. C’est pas ça…
Elle baissait les yeux, mais au fond elle brûlait de dire la vérité à Antoine, qui n’eut pas beaucoup à insister.
– Il dit comme ça que c’est toi qui as vu Rémi en dernier et… »
Pierre Lemaitre, Trois jours et une vie, Le Livre de Poche, 2017, p. 95.
Mémoires de Lady Trent – T. 1 : Une histoire naturelle des dragons
« Il y eut un grand claquement, semblable à celui de voiles : le dragon, bien que nous ne puissions pas le voir. Regardant par-dessous le bras de Jacob, je vis lord Hilford tendre la main et arrêter son conducteur qui voulait tirer en direction du bruit. Sans rien voir, il était inutile de gâcher une balle.
Et puis, tout à coup, il y eut quelque chose à voir. Plusieurs détonations retentirent et je ravalais la protestation qui tentait de jaillir d’entre mes lèvres. Il ne s’agissait pas d’un avorton vulnérable dans une ménagerie. Le dragon était énorme, ses ailes plus grandes qu’une charrette, ses flancs étaient gris et ses ailes soulevaient la poussière à chacun de leurs battements. »
Marie Brennan, Mémoires de Lady Trent – T. 1 : Une histoire naturelle des dragons, Librairie l’Atalante, 2016, p. 102-103.
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La bombe d’Alger
« Amzou s’activa, il fallait faire les deux autres chambres. Il fut tenté de passer par la porte intérieure dont il avait aussi le passe, mais son expérience l’en empêcha. Peut-être que l’homme qui l’occupait était revenu. Il sortit, faisant mine d’être un employé de ménage. Quelqu’un montait l’escalier. Amzou s’avança vers l’escalier et l’aperçut : c’était lui, l’homme de la chambre. »
Marc Bowman, La bombe d’Alger, Éditions Pierre de Taillac, 2018, p. 118.
Silex and the city – T.2 Réduction du Temps de Trouvaille
« Une équipe, c’est avant tout un mental ! À leur époque, s’ils avaient eu des supporters derrière eux… les dinosaures n’auraient jamais disparu ! »
Jul, Silex and the city, T.2 Réduction du Temps de Trouvaille, Dargaud, 2018, p. 29.
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Pipe
Vous êtes-vous déjà demandé depuis quand les hommes utilisent des pipes, et pour fumer quoi ? Jamais ? Eh bien alors raison de plus pour raconter cette « histoire de la pipe », qui n’est pas sans présenter quelques paradoxes intéressants… Lire la suite « Pipe »
Le cercle de Farthing
« La victime était un homme de haute stature d’une quarantaine d’années, très soigné. Il avait le visage glabre et le teint rougeaud. D’un tempérament emporté, de son vivant, probablement. Ses yeux grands ouverts, qui regardaient le plafond, semblaient exorbités, sans doute sous le coup de la peur. Il portait une chemise de nuit en grosse toile à l’ancienne. Sa poitrine était toute barbouillée de rouge et, en son centre, au-dessus du cœur, était planté un poignard qui maintenait un carré de tissu bleu marine brodé d’une étoile jaune à six branches. »
Jo Walton, Le cercle de Farthing, Folio SF, 2017, p. 57.
