« Dans le wagon, elle s’assit à côté de sa mère. En accrochant son sac, Diane découvrit ses avant-bras, et Alice remarqua quelque chose d’écrit, une sorte de code tatoué, comme pour les vaches. »
Sarah Barukh, Elle voulait juste marcher tout droit, Le Livre de Poche, 2018, p. 91.
Crotales
« Cette fille était parfaite ! Il visualisait déjà les dégâts laissés par la balle sur son visage de porcelaine, il pouvait voir son corps agité de convulsions dans la poussière, ses seins se soulever et ses lèvres charnues, qui libéraient un dernier souffle. Fasciné par les images, Tim gémissait. Un feu infernal lui dévorait le ventre et le sexe. »
Jean-Luc Bizien, Crotales, Les Éditions du Toucan, 2017, p. 421.
Kaboul Express
« Pour les djihadistes de Daech, les yazidis sont des adorateurs d’idoles. Leur religion, vieille de près de mille ans, est un syncrétisme de religions polythéistes et monothéistes avec, tout en haut de leur panthéon, l’archange Taous – l’ange paon, émanation de Dieu. Dans la vision du monde de Daech, elle est déviante et perverse. Les hommes yazidis sont systématiquement torturés et exécutés, les femmes violées et réduites à l’esclavage sexuel. »
Cédric Bannel, Kaboul Express, Éditions Robert Laffont, 2017, p. 81-82.
La vie aventurée du professeur Prunelle
« Je suis venu voir mes parents, j’ai apporté quelques livres et si je parviens à m’organiser pour le travail je passerai quelque temps ici, étant obligé de publier cet hiver deux ou trois volumes, soit pour gagner quelque argent, soit parce que je suis dégoûté de cette boutique universitaire qui, ainsi que tant d’autres choses, va toujours de mal en pire et qu’en la quittant, je désire cependant qu’on me regrette. »
René Bourgeois, La vie aventurée du professeur Prunelle, Entre-Temps éditions, 2018, p. 28.
Les poisons de Katharz
« Dame Carasse aimait qu’on la croie vieille pour des histoires de respectabilité, mais elle n’aimait pas quand c’étaient ses articulations qui le lui disaient. Or, le vol de retour en balai avait semé la rébellion parmi ces dernières. Elle avait mal partout.
Par ailleurs, à mesure qu’ils se rapprochaient de Katharz, Azarel commençait à angoisser. Et il exsudait son mal-être de la même façon que sa bonne humeur. Dame Carasse se sentit bientôt mal pour lui. Puis, mal tout court. Il allait falloir qu’elle lui apprenne à ne plus faire ça. »
Audrey Alwett, Les poisons de Katharz, Éditions ActuSF, 2016, p. 116.
Danser au bord de l’abîme
« Je transcris ici l’enchaînement des faits tel qu’il s’est déroulé. Je ne commenterai pas l’irresponsabilité de mon désir – elle est sans doute à chercher du côté du sacré.
Je veux juste essayer de démonter la mécanique du désastre. De comprendre pourquoi, plus tard, j’ai incisé à jamais le cœur de ceux que j’aimais. »
Grégoire Delacourt, Danser au bord de l’abîme, Le Livre de Poche, p. 24.
Tramp – T. 4 Pour Hélène
« Assourdis par le chant forcé du moteur tournant à plein régime, les prisonniers somnolaient sur leur couchette. La cloison poreuse les séparant du compartiment machine laissait filtrer des émanations de combustion qui rendaient l’atmosphère de leur réduit nauséeuse. Depuis deux jours, vibrant de toutes ses membrures, le bateau de Joan taillait sa route. »
Jean-Charles Kraehn, Patrick Jusseaume, Tramp – T. 4 Pour Hélène, Dargaud Éditeurs, 1999, p. 26.
Silencer – T. 1
« Alors c’est toi la fille qui vient de rentrer des États-Unis… On a beau tous les deux avoir le titre d’inspecteur, je suis dans la police depuis plus longtemps que toi ! Ça fait de moi ton supérieur… »
Shô Fumimura, Yuka Nagate, Silencer – T. 1, Komikku éditions, 2018, p. 81.
Le bâtard de Kosigan – T.4 Le testament d’involution
« Absolument… Quand bon vous semblera », renchéris-je avec douceur. « Et, à bien y songer, pour vous faciliter la tâche, je ne saurais trop vous conseiller de demeurer à mes côtés pour les années à venir… Jusqu’au jour où, peut-être, l’envie vous prendra de mettre un point final à cette insoutenable attente… »
Fabien Cerutti, Le bâtard de Kosigan – T.4 Le testament d’involution, Éditions Mnémos, 2018, p. 384.
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Ta vie ou la mienne
« J’ai défoncé un homme. Un violeur. Je l’ai laissé pour mort. Je risquais de quinze à trente ans ferme s’il clamsait. »
Guillaume Para, Ta vie ou la mienne, Éditions Anne Carrière, 2018, p.100.
