« J’aurais tellement aimé tuer Jennifer de mes propres mains ! Ma seule consolation commissaire Kurb, est de savoir que les flammes ont rendu au centuple à cette créature ce qu’elle m’a fait subir ! »
Zidrou & Homs, Shi – T.3 Revenge !, Dargaud, 2018, p.13.
Catégorie : Drame
Grossir le ciel
Chronique de Grossir le ciel, de Franck Bouysse.
« – On te dira qu’il faut prendre la vie comme elle vient… conneries… la vie, c’est elle qui te prend, sans te laisser le choix, et par les couilles, encore. Le temps qui passe fait que la mémoire s’use un peu, mais le problème, c’est qu’elle s’use pas sur les mauvaises choses qu’on a vécues, elle s’attarde plutôt sur les bonnes, plus tendres. C’est pas à toi que je vais l’apprendre. »
Franck Bouysse, Grossir le ciel, Le Livre de Poche, 2018, p. 179.
Le gang des rêves
Chronique de Le gang des rêves, de Luca Di Fulvio.
« Pardonne moi de ne pas avoir su croire en nous. Mais nous avons existé. Et en moi, nous existerons toujours. Maintenant, je quitte notre banc. Christmas. Christmas. Christmas. Christmas. J’aime le dire et le redire. Je t’aime. À toi, et pourtant jamais à toi, Ruth. »
Luca Di Fulvio, Le gang des rêves, Pocket, 2017, p.637.
Nana
Chronique de Nana, d’Émile Zola.
« Sommes-nous bêtes, hein ? finissait-elle par dire. Tu n’as pas idée comme tu es laid mon chat ! Ah bien ! si on te voyait au Tuileries ! »
Emile Zola, Nana, Classiques Français, 1993, texte de 1879, page 385.
Golden Hill
Chronique de Golden Hill, de Francis Spufford.
« Le feu à présent, passé le stade du déchaînement sauvage, s’allait réduisant à une forme plus mélancolique de colline tout orange écarlate, à l’orageux éclat. Il composait maintenant un fort estimable portrait d’un paysage de l’enfer, d’autant plus que par moments, à travers son éblouissement de four infernal, apparaissaient les contours noirs, dansants, hésitants, chancelants, des serviteurs du feu. »
Francis Spufford, Golden Hill, Slatkine & Cie, 2019, p. 83.
Alice
Chronique de Alice, d’Heidi Perks.
« J’éclatai en sanglots et senti les bras d’Audrey me soutenir quand mes jambes flanchèrent. Elle m’attrapa par les coudes et m’attira contre elle.
– Je ne pourrais pas vivre avec cette pensée. Je ne pourrais plus me regarder en face si jamais elle ne revient pas.
– Arrête, dit-elle. Ne dis pas ça. On va la retrouver et ça n’a rien à voir avec ce qui est arrivé à Mason. Alice s’est juste égarée et ne sait plus comment revenir. Personne ne l’a enlevée, pour l’amour du ciel. Si c’était le cas, quelqu’un aurait vu quelque chose. »
Heidi Perks, Alice, Préludes Éditions, 2019, p. 54.
Cadres noirs
« J’étais sans doute intervenu prématurément, mais il était trop tard pour regretter. J’avais offert une brèche à M. Delambre et il s’y était engouffré.
– Alors le gros bras ! m’a-t-il dit. Elle est où, ta belle organisation ? Hein, ducon, elle est où ?
Je ne peux pas vous dire quelle a été la réaction des autres, parce que je gardais les yeux fermés.
– C’était pourtant bien au point, quel dommage ! Ta petite équipe, tes caméras, tes écrans, tes mitraillettes à la mords-moi-le-nœud. »
Pierre Lemaitre, Cadres Noirs, Le Livre de Poche, 2010, p 231.
Guadalquivir
« Il faut pardonner. Pardonner aux hommes d’être trop vivants pour s’attacher à la vie. Toi aussi tu pardonneras un jour. Tu pardonneras aux lâches, aux fascistes et aux ignorants. Tu pardonneras à tout ceux qui s’attachent trop à la vie… »
Stéphane Servant, Guadalquivir, Éditions Gallimard jeunesse, 2017, p. 181.
Juste après la vague
« Et la mère avait tout compris, comme s’il s’en doutait, parce qu’à ce moment-là elle posa sur lui un regard de feu, haine et désespoir mêlés, un regard qui l’accusait définitivement – et elle murmura, comme si c’était lui, rien que lui, comme si tout était sa faute, la mer, la tempête et le malheur :
– Qui vas-tu laisser ? »
Sandrine Collette, Juste après la vague, Le Livre de Poche, 2019, p. 32.
Né d’aucune femme
« Les mots, ils me font sentir autrement, même enfermée dans cette chambre. Ils représentent la seule liberté à laquelle j’ai droit, une liberté qu’on peut pas me retirer, puisque personne, à part Génie, sait qu’ils existent. »
Franck Bouysse, Né d’aucune femme, La manufacture de livres, 2019, p. 233.
