Drame, Jeunesses, Livres jeunesses

Guadalquivir

« Il faut pardonner. Pardonner aux hommes d’être trop vivants pour s’attacher à la vie. Toi aussi tu pardonneras un jour. Tu pardonneras aux lâches, aux fascistes et aux ignorants. Tu pardonneras à tout ceux qui s’attachent trop à la vie… »

Stéphane Servant, Guadalquivir, Éditions Gallimard jeunesse, 2017, p. 181.

Motivations initiales

Vous savez que, chez Ô Grimoire, nous ne sommes pas sectaires ! Nous lisons de tout… Voilà bien longtemps que ce livre a rejoint ma PAL – je dirais quasiment 2ans ! Il était donc temps que je découvre ce qui se cache derrière ce titre et cette cover énigmatiques !

Synospsis

Frédéric est un jeune garçon écorché par la vie. Il a perdu son père. Celui-ci a officiellement eu un tragique accident de voiture, mais officieusement on pencherait plus pour un suicide… Pourquoi un suicide ? Parce que le père de Frédéric a perdu son boulot, n’arrivait pas à se reconvertir et a sombré petit à petit dans l’alcool. Désormais, sa mère tente de joindre les deux bouts et s’occupe du mieux qu’elle peut de Pépita – la mère de son défunt mari -, atteinte d’Alzheimer.

Et Frédéric dans tout ça ? Il est en pleine rébellion et pour s’exprimer il n’a rien trouvé de mieux que de rejoindre un groupe de fachos qui ne pense qu’à « casser de l’arabe ». À l’aube d’une rencontre musclée entre fachos et jeunes musulmans, la grand-mère de Frédéric l’embarque dans une course folle, une fuite vers l’Espagne, vers un petit village qui borde le Guadalquivir.

C’est, pour Frédéric, l’occasion de retrouver ses racines et de découvrir que lui aussi est un descendant d’immigré, d’étranger. Ce retour en Espagne sera pour lui source d’ouverture d’esprit, de tolérance et d’apaisement.

Avis

> L’avis de C

Une belle lecture jeunesse ! Ce que j’ai particulièrement aimé dans ce livre, c’est la sensation de partir pour un road-movie à travers l’Espagne. L’auteur nous dépeint tellement bien les paysages, les citronniers et les orangers qu’on se sent en total immersion dans la cavale de Pépita et Frédéric.

La plume de Stéphane Servant allie à la fois violence et tendresse. En effet, ce roman a un côté très dur, car il traite de fascisme-drogue-racisme-chômage et haine de l’étranger. Mais ces instants de violence sont contrebalancés par la tendresse d’une grand-mère… Lorsque Pépita parle à son petit-fils, lorsqu’elle essaye de lui faire comprendre que la rancune et la haine ne sont pas des voies à suivre, on sent l’amour et la bienveillance de cette mamie gâteau qui perd l’esprit…

L’histoire est émouvante, les personnages sont attachants et même si parfois l’auteur s’autorise quelques raccourcis et quelques facilités, l’ensemble est très agréable à lire ! Quant au message de fond, appel à la tolérance et au pardon, il n’y a rien à y redire !

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