Drame, Policiers, Roman noir

Les cancrelats, à coups de machette

Chronique de Les cancrelats, à coups de machette, de Frédéric Paulin.

« – Des types ont chargé les gens qui voulaient rentrer dans l’aéroport, explique-t-il d’une voix brisée. Ils avaient des sabres ou des machettes. Tout le monde s’est enfui. Il y avait des casques bleus au bout de la rue, ils n’ont rien fait.

Girard et le capitaine Sauvée s’approchent des grilles et regardent quelques instants les cadavres dans la rue. Trois femmes et un adolescent. Les deux caporaux discutent avec les soldats français, les félicitent de leur calme peut-être, leur explique sans doute que la France n’a pas à s’interposer entre les belligérants, que la situation est plus compliquée qu’il n’y paraît. »

Frédéric Paulin, Les cancrelats, à coups de machette, Éditions Goater, 2018, p. 70.

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Aventures, Policiers

Le triangle d’or

Chronique de Le triangle d’or, de Maurice Leblanc.

« Comme M. Desmalions ne cessait de le répéter, dix-huit cents sacs ne peuvent pas rester invisibles. Toute excavation laisse des traces. Il faut une issue pour y entrer et pour en sortir. Or le gazon des pelouses, comme le sable des allées, ne révélait aucun vestige de terre remuée fraîchement. Le lierre ? Les murailles de soutien ? Les terrasses ? Tout cela fut visité. Inutilement. »

Maurice Leblanc, Le triangle d’or, Éditions Archipoche, 2022, p. 151.

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Policiers, Roman noir, Thrillers

L’ange rouge

Chronique de L’ange rouge, de François Médéline.

« J’ai rejoint mon véhicule. J’ai allumé le radio-cassette. Fréquence Jazz. Piano. Duke Ellington. J’ai rêvé. J’ai fumé. J’étais conscient ou endormi. J’ai ouvert les yeux. La fenêtre était éteinte. Toutes les fenêtres étaient éteintes. J’ai vu : Thierry. J’ai vu : Alexandra. J’ai vu : la fille.

J’ai senti la fille. J’ai embrassé la fille. Je l’ai étreinte. J’étais conscient ou endormi. Elle était nue. Elle avait la voix de Thierry. Les seins d’Alexandra. Les hanches rondes d’Alexandra. »

François Médéline, L’ange rouge, Éditions Points, 2022, p. 308.

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Policiers, Roman

L’homme aux lèvres de saphir

Chronique de L’homme aux lèvres de saphir, d’Hervé Le Corre.

« Les hommes, surtout, avec leur frime de poilus, la bite au front dès qu’ils voient passer une frangine… Pensent qu’à lui caser leur morceau… Mais bon… C’est pas pire que le bourgeois qui vient tirer son coup en sortant de la messe… Salauds convenables… »

Hervé Le Corre, L’homme aux lèvres de saphir, Rivages/Noir, 2004, p. 74.

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Drame, Historiques, Policiers, Prix littéraires

La serpe

Chronique de La serpe, de Philippe Jeanada.

« Une drôle de vie, avec le recul. Ce que j’en sais, je l’ai appris dans les livres. Sale gosse, sale type, des claques, insupportable, il ne mue, instantanément, qu’en anéantissant la fortune familiale, et se transforme en nomade combatif qui ne possède rien et vient en aide à ceux qui en ont besoin. Un bon gars, finalement. »

Philippe Jeanada, La serpe, Éditions Points, 2020, p. 142.

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Aventures, Policiers, Psychologique, Roman noir

Brume rouge

Chronique de Brume rouge, de Nicolas Feuz.

« À l’abbaye de Saint-Maurice, les mois s’étaient écoulés. Matthias avait fêté ses dix ans. Une fois tous les quinze jours, sa mère venait le voir. Des visites de vingt minutes dans une sorte de parloir, sous la surveillance des chanoines. Des échanges stériles avec une femme épuisée, que le garçon reconnaissait de moins en moins parce qu’elle buvait de plus en plus. »

Nicolas Feuz, Brume rouge, Slatkine & Cie, 2022, p. 84.

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Dystopie, Policiers, Roman noir

Une enquête philosophique

Chronique de Une enquête philosophique, de Philip Kerr.

« On lui demandait parfois pourquoi elle avait accepté d’entrer dans une administration aussi majoritairement masculine que le Yard, alors même que le sexe dit fort lui était particulièrement insupportable. Pour Jake, la réponse était simple : le nombre croissant de femmes victimes d’actes criminels perpétrés par des hommes semblait indiquer qu’il n’était plus possible de s’en remettre aux seuls hommes pour protéger les femmes. Celles-ci se devaient de prendre leur sort en main et d’assurer leur propre protection. »

Philip Kerr, Une enquête philosophique, Le Livre de Poche, 2013, p. 114.

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Aventures, Bandes dessinées, Policiers

Harry Dickson – T. 1 La bande de l’araignée

Chronique de Harry Dickson – T. 1 La bande de l’araignée, de Pascal Zanon et Christian Vanderhaeghe.

« Je viens de créer ce que vous appelleriez… une bande. « La bande de l’araignée ». Notre but est simple, nous enrichir aux dépens d’un système ou de gens qui en ont beaucoup trop. Vous appellerez tout ça… du vol ! Ensuite, supprimer, sans pitié, tous ceux qui s’opposeraient à ce partage. Cela vous l’appellerez, assassinat… ! »

Pascal Zanon et Christian Vanderhaeghe, Harry Dickson – T. 1 La bande de l’araignée, Éditions Art & B.D., 1986, p. 5.

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Drame, Policiers, Roman noir

Que la bête meure

Chronique de Que la bête meure, de Nicholas Blake.

« J’ai parlé ce matin au sergent Elder : quatre-vingt dix kilos de muscle et d’os contre un milligramme environ de cervelle, l’œil arrogant et torve de l’imbécile investi d’autorité. Impossible de s’entretenir librement avec un policeman. Pourquoi ? Parce que la crainte est communicative, sans doute. Le policier est toujours sur la défensive, avec les membres de la classe dirigeante qui peuvent lui rendre la situation intenable s’il fait un faux pas comme avec les gens modestes pour lesquels un représentant de l’ordre est nécessairement un ennemi. »

Nicholas Blake, Que la bête meure, Éditions Archipoche, 2022, p. 17.

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Policiers, Roman noir, Thrillers

Sa majesté des ombres

Chronique de Sa majesté des ombres, de Ghislain Gilberti.

« Il ignore combien de temps il est resté inconscient ni dans quel état il se trouve. De son corps nu et suspendu, il n’entrevoit que ses jambes lacérées de plaies irrégulières et un récipient gradué dans lequel s’écoule son sang, goutte après goutte, placé juste sous lui, sur le sol en béton brut de cette cave sombre. »

Ghislain Gilberti, Sa majesté des ombres, La mécanique générale, 2020, p. 103.

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