Aventures, Bandes dessinées, Policiers

Harry Dickson – T. 1 La bande de l’araignée

Chronique de Harry Dickson – T. 1 La bande de l’araignée, de Pascal Zanon et Christian Vanderhaeghe.

« Je viens de créer ce que vous appelleriez… une bande. « La bande de l’araignée ». Notre but est simple, nous enrichir aux dépens d’un système ou de gens qui en ont beaucoup trop. Vous appellerez tout ça… du vol ! Ensuite, supprimer, sans pitié, tous ceux qui s’opposeraient à ce partage. Cela vous l’appellerez, assassinat… ! »

Pascal Zanon et Christian Vanderhaeghe, Harry Dickson – T. 1 La bande de l’araignée, Éditions Art & B.D., 1986, p. 5.

Motivations initiales

Une vieille bande dessinée – imaginez, elle est parue il y a 36 ans ! Même le monde de l’édition de l’époque est différent, plus personne ne se rappelle des Éditions Art & B.D., mais tout le monde connait Dargaud, qui était alors le distributeur. Ce qui est amusant – même si cela n’a rien à voir avec ce premier tome -, c’est que cette série a connu deux périodes : de 1986 à 2008, les 8 premiers tomes, avec en moyenne un tome tous les deux ou trois ans. Puis une longue pause, et une reprise en 2014 et, depuis, un tome tous les ans – le dernier en date est le tome 13, paru en 2018.

Synopsis

Avant même de parler du scénario, c’est toute l’histoire des Harry Dickson qui est à elle seule un roman. Originellement apparu dans une série policière néerlandaise, le personnage de Harry Dickson gagne ses lettres de noblesses lorsque Jean Ray s’en empare. Chargé de traduire les nouvelles, il les trouve suffisamment mauvaises pour s’en éloigner, et reconstruit de nouvelles histoires, en s’inspirant uniquement des images des couvertures. Harry Dickson est alors présenté comme « le Sherlock Holmes américain ».

Deux séries de bandes dessinées en sont issues, celle dont il est question ici, et une autre chez Soleil Productions (de 1992 à 2008). Alain Resnais et Jean Rollin ont tous les deux souhaité s’emparer de ce personnage et de l’amener sur grand écran, mais aucun des deux n’y est parvenu…

Mais revenons à notre bande dessinée. Dans cette adaptation, le Sherlock Holmes américain vit à Londres. On le découvre alors qu’il est déjà connu et célèbre. Depuis quelques jours, il découvre chaque matin sur son bureau une figurine d’araignée en argent. Décidé à veiller pour tirer ce mystère au clair, une nouvelle figurine apparait soudain… juste avant qu’un jeune femme ne se présente. Elle annonce la couleur : elle s’appelle Georgette Cuvelier et elle vient lui annoncer qu’elle a créé une bande qui va s’emparer des richesses, où qu’elles soient. Une sorte de Robin des bois féminin, en bien plus jeune !

Harry Dickson n’est pas sans remarquer l’étrange magnétisme de la jeune femme. Jusqu’où celà l’emmènera-t-il ?

Avis

Voilà une série de facture très classique, à la fois dans le scénario et dans les dessins. Et ce n’est pas une critique !

Il y a évidemment des éléments un peu datés – certains des vêtements dont Harry Dickson se retrouve affublé, et en particulier ses manteaux et imperméables (qui seraient aujourd’hui absolument collector), sont le seul indice de ce qu’il est censé être américain ; certains dialogues sont d’un sexisme confondant que l’on n’oserait plus aujourd’hui… -. Mais le scénario est efficace, les personnages déjà bien campés dans cette histoire. Bref, tout cela est parfaitement efficace !

Ce premier tome est l’occasion de découvrir « la bande de l’araignée » et ses premiers hauts faits. Si l’on ne voit pas encore tout à fait – et c’est heureux ! – quelle est le cadre d’ensemble de cette intrigue, nous comprenons tout de suite que cela va constituer un vrai challenge pour Harry Dickson.

L’histoire se met rapidement en place, les dessins sont précis et percutants, l’ensemble fonctionne bien. L’intrigue est suffisamment intrigante pour que l’on ait très envie de découvrir la suite. Résultat : quand on referme cet opus, on n’a qu’une envie, attaquer le tome 2 ! Et, ça, c’est le juge de paix. Lorsque, fermant un tome, vous tendez la main pour attraper le suivant, il n’y a rien à dire : ça fonctionne !

Et vous, vous connaissez déjà Harry Dickson ? Sinon, n’hésitez pas à venir le découvrir avec nous !

Pour en savoir plus

Retrouvez la présentation de ce livre sur le site BD Gest.

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