« Il y a, dans le monde, un objet de plus […]. Il est unique en son genre. Nombreux sont les objets, naturels ou de main d’homme, qui sont de trop […]. En revanche, il est le seul à être de plus. »
Pascal Bacqué, La Guerre de la terre et des hommes, Massot littérature, 2018, p. 9.
Catégorie : Roman
Entrez dans la danse
« Le troisième Stettmeister prend la parole :
– Rue du Jeu-des-Enfants, des gens dansent.
– Ah bon, ils trouvent qu’il y a de quoi danser en ce moment ? Si ça leur chante… »
Jean Teulé, Entrez dans la danse, Éditions Julliard, 2018, p. 19.
Confession
« Comme chez les Rousseau, tous les tiroirs avaient été ouverts, leur contenu éparpillé à travers la pièce. Une boîte à bijoux gisait à l’envers sur le sol. Une autre, en métal, qui servait peut-être de coffre-fort, était ouverte et vide à ses pieds. Deux valises, probablement prises sur l’étagère supérieure de l’unique penderie, étaient ouvertes et également vides à gauche du lit. Les tiroirs de la table de chevet étaient par terre, retournés. »
Richard Montanari, Confession, le cherche midi, 2018, p. 61.
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La fin de la solitude
« Tu as un bon coup d’oeil, Jules. Ça me ferait plaisir que tu fasses de la photo plus tard, dit mon père. Et ces mots-là non plus, je ne les ai pas oubliés. »
Benedict Wells, La fin de la solitude, Slatkine & Cie, 2017, p. 40.
L’ordre du jour
« On dirait que la puissance ne leur suffit pas, et qu’ils prennent un plaisir supplémentaire à forcer leurs ennemis d’accomplir, une dernière fois, en leur faveur, les rituels du pouvoir qu’ils sont en train d’abattre. »
Éric Vuillard, L’ordre du jour, Actes de Sud, 2017, p. 79.
Frappe-toi le cœur
« C’est une phrase d’Alfred de Musset qui m’a impressionnée : « Frappe-toi le cœur, c’est là qu’est le génie. » »
Amélie Nothomb, Frappe-toi le cœur, Albin Michel, 2017, p.93.
Le dragon du Muveran
« Sur la table de communion, un cadavre était allongé, nu. Les bras étendus étaient perpendiculaires au corps. Les jambes, attachées ensemble à l’aide d’une corde. C’était l’image du Christ crucifié. Un homme. La cinquantaine probablement. Un énorme couteau était planté dans son cœur. »
Marc Voltenauer, Le dragon du Muveran, Pocket (Slatkine & Cie), 2016, p. 31.
Le poignard et le poison
« Le vicomte Aldric était étendu sur les deux dernières marches du petit escalier de pierre qui se trouvait à la porte Nord. Un serviteur approcha une torche du visage qui apparut boursouflé, marqué de taches verdâtres et jaunâtres. La langue, noire et gonflée, sortait de la bouche entre des lèvres tuméfiées. »
Marc Paillet, Le poignard et le poison, Éditions 10/18, 1995, p. 46.
Bakhita
« Il y a des corps démembrés, brûlés, agonissant et gémissant dans de grandes flaques de sang. Il y a des chèvres errantes, des chiens qui pleurent et des oiseaux muets. Il y a des cases défoncées et des fourches à esclaves brisées, qui signent le passage des razzieurs. Le feu court encore de point en point. Il est la signature des négriers. »
Véronique Olmi, Bakhita, Albin Michel, 2017, p. 21.
Les mots entre mes mains
« Les changements en moi ? Sans vous, je ne suis que la moitié de moi-même. »
Guinevere Glasfurd, Les mots entre mes mains, Préludes Éditions, 2016, p. 203.
