« J’ai défoncé un homme. Un violeur. Je l’ai laissé pour mort. Je risquais de quinze à trente ans ferme s’il clamsait. »
Guillaume Para, Ta vie ou la mienne, Éditions Anne Carrière, 2018, p.100.
Étiquette : amour
Chanson douce
« Aujourd’hui, elle est rentrée plus tôt. […]
Elle pensait les emmener au manège. Ils iraient ensemble faire les courses pour le dîner. Mila réclamerait un jouet, Adam sucerait un quignon de pain dans sa poussette.
Adam est mort. Mila va succomber. »
Leïla Slimani, Chanson douce, Éditions Gallimard, 2016, p. 15.
L’Embaumeur ou l’odieuse confession de Victor Renard
« Le cabinet Joulia-Renard prend soin de votre tournure pour réussir l’épreuve du passage des portes du Paradis : habillage, fardage, camouflage des plaies, vos défunts sont présentés coquets et gracieux devant l’éternel. »
Isabelle Duquesnoy, L’Embaumeur ou l’odieuse confession de Victor Renard, Éditions de La Martinière, 2017, p. 397.
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Adultère
« Tout le monde a un côté obscur. Tous ont envie de faire l’expérience du pouvoir absolu. Je lis des histoires de torture et de guerre et je vois que ceux qui infligent la souffrance, au moment où ils peuvent exercer le pouvoir, sont mus par un monstre inconnu, mais, quand ils rentrent chez eux, se transforment en pères de famille dociles, serviteurs de la patrie et excellents maris. »
Paulo Coelho, Adultère, J’ai lu, 2015, p. 164.
Le passage
« La porte une fois close, il est un instant cruel et redouté : spectateur impassible de la nudité d’autrui, le médecin doit se dévêtir à son tour et cet acte, plus encore que celui qui va suivre, l’épouvante et le rend maladroit ; mais la honte est bue, les gestes nécessaires sont accomplis ; et comme un vieux gymnaste aux jointures ankylosées, s’essayant maladroitement aux exercices de barre et de trapèze de sa jeunesse, le médecin se démène gauchement sur le divan d’un hôtel borgne. »
Jean Reverzy, Le passage, Les Éditions du Sonneur, 2014, p. 22-23.
Phobos 4
« Vous êtes douze. Douze, comme les jeunes gens catapultés voici trois ans à l’autre bout de l’espace, avec leur espoir comme seul bagage. Vous êtes seuls. Seuls, comme les pionniers isolés sous leur bulle de verre martienne, avec leur conscience pour seule boussole. Comme eux, vous allez devoir prendre une décision collective cruciale. Comme eux, vous allez devoir choisir ce qui est juste. »
Victor Dixen, Phobos 4, Robert Laffont, 2017, p. 294.
Ô vous, sœurs humaines
« Elle aime son papa. Il est si beau, si fort. Si elle pouvait, elle l’épouserait. Lui aussi, il l’épouserait, elle le sait. Il l’appelle tout le temps ma petite femme. Avec elle il rit, il a l’air heureux. Avec maman, il est comme recroquevillé. »
Mélanie Chappuis, Ô vous, sœurs humaines, Slatkine & Cie, 2017, p. 62.
Vous connaissez peut-être
« Le sujet, ce n’est pas seulement le chien Marvin ou pas seulement Lili. Le sujet, c’est Facebook et la promesse qu’offre les images. »
Joann Sfar, Vous connaissez peut-être, Éditions Albin Michel, 2017, p.76.
La princesse de Clèves
« Les grandes afflictions et les passions violentes, repartit monsieur de Nemours, font de grands changements dans l’esprit… »
Madame de La Fayette, La princesse de Clèves, Le Livre de Poche, éditions 48, 2016, p. 110.
Tous nos jours parfaits
« Finch est juste derrière moi. Si près que je sens son souffle. Il se penche et ajoute : Avant de mourir, je veux un jour parfait. »
Jennifer Niven, Tous nos jours parfaits, Gallimard, p.141, 2016.
