Bandes dessinées, Historiques

Murena – T.5 La déesse noire

Chronique de Murena – T.5 La déesse noire, de Jean Dufaux et Philippe Delaby.

« – Personne, dans le petit peuple, n’ignore la victoire de l’aurore rouge. Mais l’on en parle qu’à mots couverts car beaucoup craignent la colère de César. Certains, cependant, se réjouissent et se vantent d’en savoir plus. Ceux-là n’ont pas oublié le jeune Britannicus, ton demi-frère, et…

– Et … ?

– Ils t’accusent toujours de l’avoir empoisonné. »

Jean Dufaux et Philippe Delaby, Murena – T.5 La déesse noire, Dargaud Éditeur, 2006, p. 29.

Motivations initiales

Inutile de vous rappeler que je suis fan – voire même addict – de cette série ! Murena c’est un peu ma petite madeleine de Proust à moi ! Alors ne vous étonnez pas de voir défiler les chroniques sur cette histoire de la Rome impériale sous le règne de Néron.

Synopsis

Après la mère c’est au tour de la maitresse de manipuler le jeune empereur romain. Poppée est avide de pouvoir et n’hésite pas à se servir de sa beauté et de son emprise sur le jeune César pour arriver à ses fins…

Quant à Néron, il s’enfonce de plus en plus dans la paranoïa. Il est persuadé que la ville toute entière lui en veut et complote contre lui, à petits pas l’empereur sombre dans la folie… 

Avis 

Ce cinquième tome est synonyme de commencement d’un nouveau cycle centré sur le pouvoir de la femme et, principalement celui de Poppée, la maîtresse de l’empereur. Prometteur, alléchant, les adjectifs ne manquent pas pour vous dire à quel point j’avais hâte de commencer ce nouveau tome. 

Très rapidement, je me rends compte que ce tome ne tient pas, pour moi, toutes ses promesses… Si, dans les quatre tomes précédents, Néron nous était présenté comme un jeune César un peu perdu, cherchant à marquer son territoire, ici j’ai eu l’impression qu’il était uniquement manipulable et un peu idiot. J’avoue ne pas avoir compris ce basculement et je ne le trouve pas très accompli et très utile – pour l’instant.

Bref vous l’aurez compris, côté scénario ce tome me laisse un peu sur ma faim ! Mais qu’importe, j’en ai pris plein les yeux avec le tableau grandiose de la Rome antique que nous dressent les deux auteurs de cette série. J’aime les combats violents de gladiateurs, les manœuvres politiques, la colère de la Plèbe, les mœurs légères… De ce point de vue là, c’est un vrai coup de cœur ! 

Comme à mon habitude, j’ai encore passé de nombreuses minutes à admirer les dessins. C’est fin, c’est ultra précis et ça met divinement bien en scène la vie de la Plèbe et du pouvoir politique romain. Philippe Delaby s’y prend comme un peintre pour nous en mettre plein les yeux, il joue sur les différentes couleurs pour illustrer l’histoire, absolue maitrise ! 

Une lecture assez mitigée pour ce tome mais j’ai envie de dire qu’importe, je vais bien sûr continuer la série ! On ne peut pas toujours être à son maximum ! 

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