Aventures, Médiéval fantasy

Raven Blade – T. 1 L’appel du loup

Chronique de Raven Blade – T. 1 L’appel du loup, d’Anthony Ryan.

« – On ne va quand même pas pendre celui-là, mon oncle. L’est bien trop mignon pour ça.

Ellese gratifia le prisonnier d’un sourire et fit courir son index le long de la mâchoire du jeune homme, jusqu’à la pointe de son menton.

– Et si je le gardais ? Comme animal de compagnie, je veux dire. »

Anthony Ryan, Raven Blade – T. 1 L’appel du loup, Bragelonne, 2020, p. 63.

Motivations initiales

Dans le catalogue de Bragelonne, il y a un certain nombre de séries. Puisque nous avons, cette année, l’occasion d’explorer ce catalogue, lorsqu’un tome 1 se présente, je le scrute, je l’observe… Et cet appel du loup m’a paru valoir le détour…

Synopsis

Vaelin Al Sorna a beaucoup voyagé, combattu, tué et vu mourir… y compris ses compagnons. Il a aimé, menti, trahi, et il en paye encore le prix, alors même qu’il est devenu Seigneur de la Tour des Hauts Confins, au service de la Reine Lyrna Al Nierenn, qui règne sur le Royaume Unifié. Intervenant contre un groupe de brigands – les Rats maudits -, il libère un groupe d’hommes réduits en esclavage.

Mais bientôt, de curieuses nouvelles arrivent du Royaume Vénérable : la Princesse de Jade, l’immortelle occupante du Temple Éminent, a disparu. En compagnie de Sherin Unsa, une guérisseuse dont la réputation a fait le tour du monde. Une nouvelle qui est accompagnée d’une autre : les Stahlhast semblent bien être sur le point de conquérir les Royaumes négociants…

Mais ce n’est pas la seule raison pour laquelle Vaelin est sensible à cette nouvelle. Sherin, en effet, ne lui est pas inconnue… alors qu’ils étaient amants, bien des années plus tôt, il l’a endormie à l’aide d’un anesthésique, et l’a envoyée de l’autre côté de l’océan, afin de la protéger. Et il suppose qu’elle lui en veut encore…

Bref, il est temps pour lui de reprendre du service, et d’aller affronter le Mestra-Skeltir des Stahlhast, qui vient de se dresser, nouveau dieu aux yeux de son peuple. Il s’agit donc de rien que moins que de sauver le monde… en plus de Sherin !

Avis

Je ne sais pas vous, mais j’ai une sainte horreur des comparaisons dont on nous abreuve souvent, en quatrième de couverture. « Le nouveau Stephen King », « L’héritier de J. R. R. Tolkien »… des comparaisons qui, au final, sont censées amener les lecteurs potentiels à acheter, mais s’avèrent surtout trompeuses, voire déceptives, pour ceux qui, finalement, vont effectivement lire le livre en question. En effet, combien de fois m’a-t-on annoncé une filiation que je n’ai jamais retrouvée ?

Ce livre n’échappe pas à cette règle, même si les comparaisons en question sont elles-mêmes reprises de publications – une anglaise et une américaine -. Voilà donc Anthony Ryan chargé du poids de l’héritage de David Gemmell, et placé au croisement de Robin Hobb et de Joe Abercrombie, pour tout le bien que cela peut lui faire… Au passage, il se retrouve également bombardé « meilleur écrivain britannique moderne de Fantasy », excusez du peu !

Qu’en est-il alors ? Ce qui est certain, c’est que l’on est bien en présence d’un livre qui suit tous les « classiques » de la fantasy, et même du médiéval-fantastique : un monde médiéval dans lequel il y a de la magie, des entités inconnues, une dimension mythologique…

C’est efficace, cela se lit très agréablement. Contrairement à d’autres œuvres du genre, les personnages féminins ne sont pas uniquement des faire-valoir, ou des esclaves sexuelles. Sherin, la Princesse de Jade, Ellese, Luralyn, pour ne citer qu’elles, ont de vrais rôles, de vraies personnalités. Faut-il y voir un effet de l’époque ?

Les scènes de bataille sont plutôt bien fichues. Parfois, chez certains auteurs, je n’arrive absolument pas à me représenter les situations décrites, mais là, j’ai réussi à m’imaginer les scènes. Le fait que ce ne soit peut-être pas exactement ce que l’auteur voulait décrire n’a aucune importance : la seule chose qui compte, c’est que les lecteurs parviennent à visualiser quelque chose !

Enfin, les personnages évitent la caricature. Ils ont des fêlures, des états d’âme, des regrets, des remords, des défauts. Ils sont cabossés. Et, du coup, on peut s’intéresser à eux, avoir envie de les suivre, de les accompagner, pour, un jour peut-être, en savoir davantage sur ce qui se cache derrière cette pierre…

Bref, pour les amateurs de fantasy, cette série fait partie des bons choix ! Alors, en route pour le Royaume Unifié ?

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