Aventures, Bandes dessinées, Historiques

L’école buissonnière

Chronique de L’École buissonnière, de Patrice Ordas et Alain Mounier.

« Tu n’as pas encore compris où tu étais, hein, petit ? Réveille-toi avant de devenir dangereux pour tout le monde. »

Patrice Ordas et Alain Mounier, L’École buissonnière, Grand Angle Éditions, 2021, p. 39.

Motivations initiales

J’avais vraiment apprécié le duo formé par Patrice Ordas et Alain Mounier dans leur série L’ambulance 13 – Cycle 1 (tomes 1 et 2) et, comme cela arrive parfois, bien que je n’ai jamais rencontré les auteurs, cela a créé comme une sorte de lien. Alors, quand j’ai vu cette BD, et sachant en plus que Patrice Ordas était décédé quelques temps avant, impossible de ne pas craquer…

Synopsis

Décembre 1943. Jacques, François et Jean sont lycéens, ils vont bientôt passer leur baccalauréat. Mais une altercation avec un soldat allemand va totalement changer les choses… Impossible de se croire à l’abri alors que Jacques a des racines juives.

Dès lors, une seule solution est possible pour ce groupe d’adolescents, « se mettre au vert » et rejoindre la Corrèze. Pour survivre, ils devront intégrer le maquis et résister.

Ils passeront leur bac plus tard… ou jamais, pour certains !

Avis

Patrice Ordas est décédé en 2019 et son complice, Alain Mounier, a tenu à ce que cette BD soit un hommage en publiant les mots de Patrice Ordas. Je vous avoue que tout au long de ma lecture, j’avais une boule au ventre car je savais que c’était le dernier rendez-vous que j’avais avec ce duo. Ensuite, cette histoire est particulière, car elle est issue des souvenirs du père de Patrice Ordas, et cela aussi a fait de cette lecture un moment particulier, car vous savez que pour moi, ce genre de témoignage est très important.

Cette histoire sent la solidarité, l’amitié et la bravoure. Croyez-moi, on prend une belle leçon de la part de ce groupe d’adolescents et de jeunes adultes, quel courage ! Si on se doute que parfois l’auteur a pris quelques libertés, il faut quand même reconnaître que la rigueur est de mise tout au long des pages. Il n’y a aucune erreur historique, aucune faille, tout est parfaitement ficelé et crédible. L’engagement de ces jeunes gens est tout à fait plausible et particulièrement touchant.

Alain Mounier nous offre une fois encore des illustrations exceptionnelles. On ressent toutes les émotions des différents personnages de cette histoire. Les paysages également sont parfaitement représentés – j’ai passé de très longues minutes à admirer les paysages enneigés de l’hiver -, bref c’est un vrai régal pour les yeux !

Je ne peux que vous conseiller cette histoire, parce qu’il s’agit d’abord d’une nécessité pour ne jamais oublier, mais également pour la qualité du scénario et des illustrations. Ce duo va terriblement me manquer.

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