Aventures, Espionnage, Historiques, Roman

Nos secrets trop bien gardés

Chronique de Nos secrets trop bien gardés, de Lara Prescott.

« – Excusez-moi, a dit Sergio qui s’est agité sur le banc. Je recherche la meilleure œuvre littéraire qu’on puisse trouver dans la Mère Patrie, Feltrinelli voudrait qu’on puisse lire en Italie, et peut-être ailleurs, le Docteur Jivago. »

Lara Prescott, Nos secrets trop bien gardés, Editions Pocket, 2022, p. 215.
Motivations initiales

Encore un conseil de Gérard Collard ! Ce livre est tombé entre mes mains dans une librairie, j’ai repensé à l’engouement avec lequel Gérard Collard parlait de ce roman, donc j’ai décidé de lui faire confiance et de me lancer dans ce roman d’espionnage ! 

Synopsis

Début de la guerre froide. Olga vient d’être arrêtée à Moscou. Il lui est reproché d’être la muse du célèbre écrivain, Boris Pasternak. L’état sait qu’un roman – Le Docteur Jivago – circule avec des idées interdites, la critique du régime ; le but est de faire pression sur la maîtresse de Pasternak pour arrêter l’auteur. 

Après trois longues années d’emprisonnement, Olga retrouve Pasternak. Celui-ci ne pouvant pas publier son ouvrage en Russie, il le confie à un éditeur italien. 

1956. Washington. Irina, une américaine d’origine russe, vient de se faire embaucher par la CIA. Officiellement, elle est engagée comme dactylo mais officieusement, elle est chargée de travailler sur le terrain. Elle sera formée à l’art de l’espionnage par Sally. Ensemble, les deux femmes vont changer le cours de l’Histoire.

Avis

Ce roman avait a priori tout pour me plaire, absolument tout… Mais allez savoir pourquoi, ma lecture s’est faite en mode « passage à travers ». J’ai eu l’impression de lire ce livre sans être là. Mauvais timing comme on dit !

Malgré tout, j’ai envie de vous partager ce roman pour éveiller votre curiosité et vous dire pourquoi lire cette histoire.

Lara Prescott nous offre ici un roman choral au temps de la guerre froide, mettant en scène des personnalités féminines – mère, amante, muse, espionne, prisonnière du goulag – du bloc de l’ouest et du bloc de l’est. Quelle joie de voir que, pour une fois, les femmes ne sont pas relayées au second plan et qu’elles sont ici les actrices de cette histoire. 

Ici, le lecteur comprend très rapidement que l’intrigue tourne autour du livre Le docteur Jivago – qui a valu le Nobel de littérature à Boris Pasternak en 1958, malgré la censure. L’URSS veut absolument éradiquer les exemplaires de cet ouvrage, en interdire la vente car il ne vante pas les mérites de la révolution russe ; les États-Unis, à l’inverse, veulent se servir de cette histoire pour dénoncer les abus de l’URSS et décrédibiliser les mouvements révolutionnaires.

Quand on embarque pour la lecture de ce roman, on doit comprendre qu’on ne s’embarque pas uniquement pour une histoire d’espionnage… Lara Prescott mélange un récit d’aventures, une biographie de Boris Pasternak et enfin un brin de sociologie, puisqu’elle montre que les femmes ne sont pas seulement des exécutantes sous la domination des hommes mais qu’elles peuvent occuper des fonctions à hautes responsabilités. Mais la gourmandise est un vilain défaut et ici, on ressent un sentiment de « trop » qui fait que l’on s’éloigne de l’histoire d’espionnage promise à la lecture de la quatrième de couverture…

Malgré tout, en refermant ce livre, je constate que j’ai appris des tonnes de choses mais que ce n’est pas un livre qui restera dans mes annales. Dommage !

Pour en savoir plus

Retrouvez la présentation de ce livre sur le site de l’éditeur.

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